Développement du pouvoir d’agir et enjeux d’une lutte pour la reconnaissance du problème public des discriminations “par le bas”

Étudiant, depuis le début des années 90, les conditions de reconnaissance du problème public des discriminations, notamment ethno-raciales, puis depuis le début des années 2000, les conditions de mise en œuvre d’une action publique efficace [1], nous avons régulièrement contribué par l’élaboration de différentes notions et concepts [2] à la construction d’une politique publique qui s’est construite, jusqu’à présent, essentiellement par le haut. Nous dressons le constat, depuis le milieu des années 2000, d’une difficile prise en compte de la parole des personnes confrontées à une expérience discriminatoire et par là même une faible politisation de la question par les premier(e)s concerné(e)s. Nous proposons ici de réfléchir aux conditions de développement du pouvoir d’agir [3] et de reconnaissance du problème public « par le bas ». Continuer la lecture de Développement du pouvoir d’agir et enjeux d’une lutte pour la reconnaissance du problème public des discriminations “par le bas”

Corpus des fabriques de sociologie

Ce corpus réunit les textes et articles des acteurs des Fabriques et dessinera progressivement le paysage intellectuel des Fabriques de sociologie – une sensibilité de recherche que nous préférons voir émerger de cette façon, par l’entrelacement des écritures et des problématiques singulières, plutôt que sous la forme d’un manifeste artificiellement fédérateur.

Les acteurs des Fabriques s’inscrivent dans une diversité de filiations théoriques ; ils travaillent dans des “disciplines” différentes (sciences de l’éducation, art, architecture, éducation, graffiti, intervention sociale, sciences de l’environnement, roller urbain, sociologie, graphisme, philosophie politique, études littéraires…) mais revendiquent leur transversalité et leur interdisciplinarité, voire une radicale indisciplinarité, sans oublier nombre d’entre nous devenus très hybrides ou restant très attachés à leur autodidaxie. Il nous semble donc préférable de laisser vivre et s’épanouir cette pluralité. Ce corpus de texte sera le reflet de notre diversité, une diversité qui nous ne empêche nullement de faire commun autour d’une conception émancipatrice et collaborative de la recherche, et de converger dans une recherche critique qui ne prétend pas « savoir » à la place des autres.