Entre indexicalité et réflexivité, la « fabrique » du sens commun, théorie et usages ethnométhodologiques

On doit l’usage intensif des termes d’indexicalité et de réflexivité à l’ethnométhodologie de Harold Garfinkel. Après avoir été controversée lors de son apparition, au point d’être comparée à une secte, puis tolérée mais comme « à la marge », l’ethnométhodologie trouve aujourd’hui un écho grandissant comme discipline opérationnelle d’observation et de compte-rendu des pratiques professionnelles. Paradoxalement, cette applicabilité est très largement due au radicalisme de sa posture épistémologique, entièrement fondée sur une considération minutieuse des opérations de fabrication du sens commun. L’objet de cet article est d’éclairer cet apparent paradoxe en donnant à voir le fonctionnement de cette « fabrique », de montrer les limites qu’elle impose mais aussi les possibilités qu’elle ouvre et d’indiquer quelques-unes de ses applications pratiques. Poursuivre la lecture : Pierre QUETTIER, Entre indexicalité et réflexivité. La « fabrique » du sens commun, théorie et usages ethnométhodologiques

Retours sur une expérience du « commun » en France

[Tuini Bitencourt est intervenue dans un séminaire des Fabriques de sociologie montpelliéraines à l’automme 2014 à l’occasion de son séjour en France dans le cadre de la préparation de son doctorat : « Les expériences de création partagée comme pratique du commun », Doctorat en études théâtrales, Universidade Federal do Estado do Rio de Janeiro. Dans cet article, Tuini Bitencourt présente sa recherche doctorale et les expériences / rencontres qui ont jalonné son séjour d’étude en France, entre Paris et Montpellier]. Continuer la lecture de Retours sur une expérience du « commun » en France

La réforme de l’institution ou l’institution de la réforme ?

Najat Vallaud-Belkacem a levé une huée de critiques au moment où le mot réforme fut prononcé. Le « Collège, Mieux apprendre pour mieux réussir » a été longuement discuté par les professionnels de l’enseignement et divers universitaires spécialistes de l’éducation. À vrai dire, il en fut tout autant pour les prédécesseurs de cette réforme. Continuer la lecture de La réforme de l’institution ou l’institution de la réforme ?

Pour une prise en charge collective des vulnérabilités

Cet article pose les bases de mon travail sur la question de la prise en charge collective des vulnérabilités. Il explore les liens que nous pouvons faire entre l’éthique du care et le commun, il tente de thématiser la question des vulnérabilités dans différents champs (le territoire, le savoir, les affects) et, enfin, il traite de manière impliquée du travail de recherche que je mène dans différents collectifs.

J’essaie d’y développer l’idée que les collectifs se construisent, construisent le commun et leur autonomie d’autant mieux qu’ils prennent en charge les vulnérabilités dont ils se nourrissent, dont ils sont porteurs et dont ils peuvent devenir les producteurs.

Les jalons qui sont posés dans ce texte feront l’objet d’un travail plus approfondi durant l’année, les années à venir ; plusieurs pistes sont ouvertes tant sur les plans méthodologiques, épistémologiques, politiques que thématiques.

J’espère que la lecture que vous en ferez ouvrira à des discussions.

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Recension de Commun l’ouvrage de P. Dardot et C. Laval

Cette fiche de lecture a été réalisée dans le cadre du 1er semestre de Master 1 développement social de l’Université Paul Valéry à Montpellier.

Après avoir discuté et analysé successivement le principe politique du commun et son institution j’essaie de mettre à l’épreuve ces concepts à partir de mes expériences collectives. Continuer la lecture de Recension de Commun l’ouvrage de P. Dardot et C. Laval